Présentation PACR

1.1  Contexte

Avec un revenu moyen de 300 US $ par tête d’habitant, le Mali est un des pays les plus pauvres du monde. Pays continental, Le Mali est un des plus grands d’Afrique avec une superficie de 1 120 400 km2 et une population de 11 600 000 habitants, qui augmente au taux de 2,4 % l’an. Les catégories les plus vulnérables de cette population sont les femmes, les enfants souffrant de malnutrition, les jeunes sans emploi et les personnes âgées.

 La croissance dans le domaine agricole est freinée par une pluviométrie faible et irrégulière, par des sols pauvres ainsi que par une faible productivité. La pauvreté au Mali est un phénomène essentiellement rural. Les plus pauvres sont les ruraux engagés dans l’agriculture de subsistance.

 Le Mali a adopté en 2002 un Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP), dont l’évaluation a conduit à l’adoption d’un Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (CSCRP). La stratégie du CSCRP repose sur :

 ü  La création d’un environnement macro-économique favorable à une croissance accélérée et redistributive

ü  La promotion du développement institutionnel, de la bonne gouvernance et de la participation

ü  Le développement des ressources humaines et l’accès aux services de base

ü  La création d’infrastructures essentielles et le développement des activités économiques productives.

Ainsi, le gouvernement du Mali et la Banque Mondiale se sont engagés dans la mise en oeuvre d’une nouvelle opération de développement communautaire dénommée Projet d’Appui aux Communautés Rurale (PACR) devant capitaliser les expériences réussies du PAIB, et d’autres agences de développement local. Le PACR est une opération d’investissement autonome avec une période d’exécution de 7 ans. Avec le financement acquis auprès de la Banque Mondiale, il couvre les régions de Sikasso, Ségou, Mopti et Tombouctou.

 1.2         Objectifs du PACR

 Les objectifs de développement du PACR s’inscrivent dans le CSCRP, en préconisant une approche multisectorielle et participative qui met l’accent sur la durabilité des actions et investissements devant mener à une diminution de la pauvreté en milieu rural.

 L’objectif de développement du PACR est la réduction de la pauvreté et l’amélioration  des conditions de vie des populations en zones rurales, à travers un renforcement des capacités des communautés et de leurs services d’appui ainsi que le financement, au niveau local, d’investissements à caractère économique, social et environnemental, générateurs de revenus et créateurs de bien-être.

 Pour atteindre cet objectif, le PACR :

 ü  Renforce la capacité des communautés, des communes rurales et de leurs prestataires de services,

 ü  Finance des investissements sociaux, socio-économiques et environnementaux

 ü  Finance des investissements productifs à travers des micro-projets initiés et exécutés par les organisations communautaires et socio-professionnelles de base (OCB/OSP) dans ses zones d’interventions

 ü  Finance divers appuis aux organes de gestion d’écoles fondamentales, de centres communautaires et mutuels de santé en milieu rural.

 Dans ce processus, le PACR vient en accompagnement aux programmes de mise en œuvre de la politique de décentralisation du pays, en aidant les communautés rurales et les organes des collectivités à :

(i)                concevoir et mettre en œuvre des plans de développement dont les actions d’investissement visent à la fois la création et l’amélioration d’infrastructures socio-économiques publiques, le développement d’activités génératrices de revenus et la gestion durable des ressources naturelles,

(ii)               développer leurs capacités techniques et de gestion.

 1.3         Composantes du PACR

 Pour atteindre ces objectifs, les activités du PACR s’articulent autour de  5 composantes :

 (i)                 Une composante Renforcement des capacités : renforcement de la communauté et amélioration de la gouvernance locale par le renforcement des capacités locales des communautés et de tous les acteurs de la décentralisation (communautés, institutions d’appui communautaires, ONG, prestataires locaux de services publics et privés, micro-entreprises).

 (ii)               Une composante Fonds d’initiatives communales (FIC) : services d’appui financier et technique pour les investissements collectifs à caractère public (social et environnemental) inscrits aux PDSEC et paquets de services techniques associés.

 (iii)             Une composante Fonds d’initiatives productives locales (FIPL) : mise à la disposition des organisations locales de producteurs et des micro-entreprises, des financements nécessaires pour répondre à leurs demandes d’investissements productifs, ces investissements étant associés à un « paquet » de services techniques liés à leur organisation et à leur gestion.

 (iv)             Une composante Coordination Suivi-évaluation, gestion, capitalisation et partage de la connaissance.

 (v)               Une composante Fonds d’assistance sociale : mise à la disposition d’organes de gestion d’écoles fondamentales, de centres communautaires et mutuels de santé en milieu rural, en vue de renforcer leurs capacités à délivrer des services sociaux de qualité aux communautés rurales.

 1.4          Bénéficiaires du projet

 ü  L’ensemble des populations des zones d’intervention au niveau de l’information, de la mobilisation et de l’accompagnement,

 ü  Les organisations socioprofessionnelles à la base pour la définition et la mise en œuvre d’investissements,

 ü  Les organes de gestion d’écoles fondamentales, de centres communautaires et mutuels de santé, pour améliorer l’accès aux services sociaux de base,

 ü  Les prestataires de services (privés, publics) pour professionnaliser l’environnement des services d’appui conseil,

 ü  Les communes rurales pour le financement complémentaire d’investissements socio-collectifs prioritaires conformément à leur plan de développement communal (PDSEC),

 ü  Les organisations locales de producteur et les autres promoteurs de micro-entreprises pour le financement de leurs investissements productifs, et l’atténuation des effets des récentes crises sur leurs membres,

 ü  Les unités de gestion, coordination, suivi-évaluation qui permettront de partager l’information.

 1.5          Les résultats attendus

 Le projet qui est centré sur la pauvreté, vise à atteindre les résultats suivants :

 ü  Contribuer à l’éradication de l’extrême pauvreté et de la faim

ü  Assurer la durabilité environnementale dans les zones rurales.

 Ceci devrait entraîner une amélioration de la gouvernance locale et communale, un meilleur accès aux services sociaux de base, des revenus ruraux accrus et plus diversifiés.

 Le financement de micro-projets productifs améliorera la production, la transformation et le commerce et de ce fait contribuera à la réduction de la pauvreté.